dimanche 3 juillet 2022

CINE PIQUE-NIQUE

  LUNDI 13 JUIN 2021 - 20H

à la Villa Nuraghes

CINE PIQUE-NIQUE


Clôture des rencontres Nuraghes de la saison 2021-2022, autour d'un ciné pique-nique, afin d'échanger et de discuter des films vus pendant l'année, de partager nos coups de cœur, nos coups de gueule comme nos découvertes.

MY FAVORITE WAR

  LUNDI 30 MAI 2022 - 20H30

au Six N'étoiles

MY FAVORITE WAR de Izle Burkovska Jacobsen


Un documentaire d'animation



Synopsis : Dans les années 70, la Lettonie est une République Socialiste Soviétique. Ilze, la réalisatrice, nous raconte son enfance en pleine guerre froide, sous un puissant régime autoritaire. D'abord fervente communiste, elle aiguise tant bien que mal son esprit critique face à l'endoctrinement national. Mais c'est l'adolescence qui lui permet enfin de conquérir une véritable liberté de pensée !




    Mélangeant prises de vues réelles et animation, Ilze Burkovska Jacobsen réalise son premier long métrage, My Favorite War. Elle part de films amateurs familiaux pour introduire son histoire, sa propre histoire. Cette intimité se transpose dans l’animation avec le charme d’un graphisme lié à l’enfance, mais aussi au sens du récit. Le film relève des récits particuliers qui touchent à l’universel, sous une forme originale, pertinente et esthétique et défend la liberté d'expression. Ilze Burkovska-Jacobsen se concentre principalement sur l'histoire de la Lettonie entre la Seconde Guerre mondiale et la chute du bloc de l'Est. Il s'agit d'une chronique familiale, immersion tour à tour poétique, ironique ou glaçante dans l’ordinaire d’une dictature ; il raconte l’éveil d’une conscience, de l’enfant soviétique modèle à l’adolescente éprise de liberté et de vérité.

Izle BURKOVSKA JACOBSEN


    Ilze Burkovska Jacobsen est née en 1971 en Lettonie et a commencé à étudier en Norvège après avoir terminé ses études. Depuis 1995, elle travaille comme réalisatrice de séries télévisées et de documentaires. Avec son mari, le réalisateur et producteur Trond Jacobsen, elle a fondé la société de production Bivrost film en 2000. Ils sont spécialisés dans les films d’animation et les documentaires pour enfants. Sa série animée « My Body Belongs To Me » a reçu un Emmy Award en 2019. Son dernier film « My Favourite War », lui, a remporté un prix Contrechamp au Festival du film d’Annecy 2020.


LES COMEDIES MUSICALES

LUNDI 09 MAI 2022 - 20H

à la Villa Nuraghes

LES COMEDIES MUSICALES
présentées par Gérard Estragon




    Une histoire, et tout à son service : dialogues, chansons, chœurs, danses... La comédie musicale, ou musical, pièce de théâtre total, principale contribution des États-Unis à l'art de la représentation, est un genre typiquement américain, qui, à Broadway, dépasse en popularité les pièces de théâtre dites « légitimes », entièrement parlées. Il présente des points communs avec l'industrie cinématographique hollywoodienne : principalement divertissant, souvent ancré dans la légende de l'Amérique, tous ses composants sont mis au service d'une dramaturgie efficace, à vocation essentiellement commerciale.

    Le musical est né de la lente fusion d'influences européennes et afro-américaines, de l'opérette au jazz. Des compositeurs issus de familles d'Europe de l'Est ou de Russie lui ont conféré ses lettres de noblesse. Promu par quelques producteurs de génie, le genre adopte sa forme quasi définitive en 1927, avec Show Boat de Jerome Kern et Oscar Hammerstein, II, pièce de théâtre musical historique. Il sera cependant profondément renouvelé par des « super-metteurs en scène » également chorégraphes qui intégreront la danse à la narration dans les années 1950 et 1960.

    La définition du musical reste donc vaste : un livret construit de façon dramatique où les interprètes se mettent soudain à danser ou à chanter pour faire progresser l'histoire, raccourcir le temps, exprimer la personnalité d'un personnage et ses émotions. Ce genre repose, dans les pays anglo-saxons, sur une formation totale de l'acteur, qui intègre traditionnellement jeu, chant et danse.


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Gérard ESTRAGON

Gérard Estragon, cinéphile, artiste plasticien et auteur de nombreuses nouvelles ainsi qu'environ dix romans édités vient nous parler des comédies musicales.
En 2020, Gérard Estragon était déjà venu à la Villa Nuraghes nous parler du polar lors d'une soirée très sympathique. Ainsi, lundi : nouveau thème et nouvelle soirée intéressante en perspective.

mercredi 8 juin 2022

HIT THE ROAD (JADDE KHAKI)

  LUNDI 25 AVRIL 2021 - 20H30

au Six N'étoiles

HIT THE ROAD de Panah Panahi
suivi d'une discussion avec Bamchade Pourvali


SYNOPSIS : Iran, de nos jours. Une famille est en route vers une destination secrète. A l’arrière de la voiture, le père arbore un plâtre, mais s’est-il vraiment cassé la jambe ? La mère rit de tout mais ne se retient-elle pas de pleurer ? Leur petit garçon ne cesse de blaguer, de chanter et danser. Tous s’inquiètent du chien malade. Seul le grand frère reste silencieux.


Un nouveau réalisateur iranien est apparu sur la carte du cinéma international, et pas n’importe lequel : Panah Panahi est né sous une bonne étoile (en 1984), si l’on peut dire, puisqu’il est le fils de Jafar Panahi, l’un des maîtres de la nouvelle vague iranienne, tout à la fois honoré dans les grands festivals et condamné en 2010 dans son propre pays à ne pas tourner de films pendant vingt ans (entre autres peines).

L’auteur de Ceci n’est pas un film (2011) a réussi à contourner l’interdiction, décrochant même l’Ours d’or à Berlin avec Taxi Téhéran (2015). L’héritage n’est pas des moindres pour le fils qui, dès son enfance, a pu assister aux tournages de son père et à ceux d’Abbas Kiarostami (1940-2016), autre immense artiste. Le jeune homme a aussi « secondé » Jafar Panahi sur ses derniers longs-métrages (Trois Visages, en 2018…).

Hit the Road, premier long-métrage de Panah Panahi, n’est pas une œuvre frontalement politique, s’amusant à déjouer la censure, mais ce road-movie cache sous le capot une histoire d’exil – le titre renvoyant à la chanson culte de Ray Charles, Hit the Road, Jack (1962). Nous voici embarqués dans un break gris métal, luisant sous le soleil de plomb : à l’arrière, un enfant débordant d’énergie (Rayan Sarlak), sympathique et fatigant, est assis à côté de son père (Hassan Madjouni) qui a la jambe dans le plâtre. La mère (Pantea Panahiha) est à l’avant, côté passager, tandis que le fils aîné (Amin Simiar) conduit sans dire un mot.

L’atmosphère est bizarrement tendue et légère à la fois : les parents ne manquent pas d’humour, le langage est cru, direct, et la musique pop crachée par les enceintes – des chansons d’avant la révolution iranienne de 1979 – remet tout le monde de bonne humeur. En creux, le film dessine le portrait d’une famille ouverte, moderne – et comme dans Taxi Téhéran, de Panahi père, l’espace de liberté se trouve ici aussi réduit à l’habitacle de la voiture.
Le Monde, avril 2022
Panah PANAHI

Panah Panahi est né à Téhéran en 1984. Il étudie le cinéma à l'Université des Arts de Téhéran. Son premier court métrage a été présenté et récompensé dans de nombreux festivals nationaux et internationaux. Il a été membre du jury du Festival Cinefan du cinéma asiatique et arabe d'Osian. Il devient photographe de plateau, puis assistant opérateur et assistant réalisateur. Il a également été consultant, monteur et assistant réalisateur sur les films les plus récents de Jafar Panahi, son père, réalisateur entre autres de Taxi Téhéran et Ceci n'est pas un film, toujours officiellement interdit de faire des films et de quitter le pays. Hit the road (Jadde Khaki en version originale) est le premier long métrage de Panah Panahi.

Bamchade POURVALI

Bamchade Pourvali est docteur en cinéma, il remplit actuellement les fonctions d'ATER à l'Université Gustave Eiffel après avoir enseigné à l'Ecole Polytechnique. Spécialiste de l'essai filmé et du cinéma iranien, il est l'auteur de livres consacrés à Chris Marker (Cahiers du cinéma, 2003), Jean-Luc Godard (Séguier, 2006) et Wong Kar-wai (Amandier, 2007) et le rédacteur de dossiers pédagogiques sur L'Homme à la caméra de Dziga Vertov (CNDP, 2010), Iranien de Mehran Tamadon (CNC, 2016) et My Sweet Pepper Land d'Hiner Saleem (CNC, 2017). Il dirige le site Iran ciné panorama consacré à l’Histoire et à l’actualité du cinéma iranien.

KAMEL BENKAABA & LUCHINO VISCONTI

 VENDREDI 15 AVRIL 2022 - 20H

à la Villa Nuraghes

 KAMEL BENKAABA 
& Luchino Visconti

Kamel BENKAABA

Kamel Benkaaba, docteur en cinéma, a enseigné l’histoire du cinéma et l’analyse filmique à la faculté des lettres et des sciences humaines d’Aix en Provence. Il enseigne actuellement au département Média, Cognition et Communication de l'université de Copenhague dans les domaines suivants : " Le cinéma scandinave"," La nouvelle vague française", "Les séries télévisées'', " Les théories de la culture et de la communication" et" Le cinéma au Moyen-Orient".

Ce vendredi 15 avril 2022, il est venu nous présenter la vie et l'oeuvre de Luchino Visconti avec anecdotes, visionnages d'extraits et explications artistiques. Voici un résumé partagé par Allociné :

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Issu d’une grande famille de Lombardie, Luchino Visconti est le quatrième de sept enfants. Il grandit en fréquentant assidûment l’opéra et en s’occupant d’une écurie de chevaux. Sa famille, constituée de très influents mécènes, reçoit régulièrement les acteurs du monde de la culture. C’est en 1936 que sa carrière cinématographique commence, lorsqu’il est engagé comme assistant réalisateur et costumier sur deux films de Jean Renoir : Les Bas-Fonds et Une Partie de campagne. Après un voyage à Hollywood, il collabore une fois encore à l'un des projets de Renoir, La Tosca, adapté de l’opéra de Puccini et donc de la pièce de Victorien Sardou. Visconti participe au scénario et assiste Renoir avant que ce dernier ne soit remplacé par l'allemand Carl Koch, au moment où éclate la guerre.

Très influencé par le cinéma réaliste, Visconti dirige son premier long métrage Les Amants diaboliques (1942), inspiré du roman Le facteur sonne toujours deux fois. Toujours intéressé par la scène, il crée une troupe de comédiens et monte plusieurs pièces lyriques. Il revient à la réalisation pour La Terre tremble (1948), dans lequel il dénonce les conditions de vie des milieux populaires. Le film est un échec commercial retentissant, qui n’empêche pas le cinéaste de retrouver les faveurs du public avec Bellissima (1951), sujet plus "grand public" sur les coulisses du monde du cinéma. Plus marquante est sa première œuvre couleur Senso, qui peint un drame sur fond de guerre italo-autrichienne (1866). Fini le réalisme, place à la fresque historique. Visconti est nommé pour ce film au Lion d’or de Venise.

Retour au noir et blanc pour Les Nuits blanches (1957), une histoire d’amour interprétée par Maria Schell, Marcello Mastroianni, et Jean Marais, qui lui vaut cette fois le Lion d’argent à Venise. Son film suivant est l'un de ses plus célèbres : Rocco et ses frères (1960), qui présente le parcours d’une famille émigrée à Milan et cherchant désespérément du travail. Inspiré de Dostoievski, le film, contenant des scènes d’une rare violence pour l’époque, est en partie censuré en Italie, mais obtient le Prix spécial de la Mostra. C’est l’histoire campant les difficultés financières du prince Salina (Burt Lancaster), aristocrate désargenté obligé de marier sa fille à un nouveau riche, qui va lui apporter la reconnaissance unanime. Il s’agit du Guépard (1963), éblouissant film d’époque, d’une parfaite maîtrise technique (l’inoubliable scène du bal), qui lui assure une Palme d’or au Festival de Cannes, et devient un succès commercial et critique dès sa sortie.

Après Rocco et Le Guépard, Claudia Cardinale est à nouveau l’héroïne du réalisateur dans le rôle de Sandra (1965), qui cache un terrible secret d’enfance à son mari, interprété par Michael Craig. Le film obtient le Lion d’or à Venise, prix qui avait toujours échappé à Visconti. Deux ans plus tard, il tourne une adaptation du roman d’Albert Camus, L' Etranger, en se dotant d’un casting français : aux côtés de Marcello Mastroianni, se distinguent ainsi Bernard Blier, Anna Karina, Bruno Cremer ou Georges Wilson. Outre ses propres films, Visconti participe également à des films à sketchs dont il réalise des segments comme dans Les Sorcières (1967) ou Boccace 70 (1962) et co-réalise un documentaire à la fin de la seconde guerre mondiale : Jours de gloire. A la recherche de Tadzio est une curiosité : le metteur en scène se filme lui-même en quête d’un jeune acteur pour incarner Tadzio dans son film Mort à Venise.

Mais la spécialité de Visconti demeure la fresque historique à grande échelle. C’est ainsi qu’est mis en chantier Les Damnés (1969), coproduction italo-américaine réunissant Dirk Bogarde et Ingrid Thulin. Thème cher au réalisateur, le film raconte l’effondrement d’un empire familial à l’avènement du IIIème Reich, et se voit nommé aux Oscars pour son scénario. Visconti va aller toujours plus loin pour montrer la décadence et filmer les destins tragiques de ses personnages. Son esthétique toujours très travaillée et son attention aux costumes trouvent leur paroxysme dans Mort à Venise (1971), film de la Belle Époque, racontant les doutes d’un musicien en manque d’inspiration, qui va retrouver le goût de son art grâce à un jeune adolescent. Visconti évoque ensuite la vie dramatique de Ludwig (1972), roi de Bavière, de son couronnement à sa mort. Joué par Helmut Berger, le roi est trahi, amoureux de sa cousine qui le rejette, tourmenté par ses penchants homosexuels, et sombre peu à peu dans la folie. Les années passant, le cinéma du réalisateur italien se fait de plus sombre, voire crépusculaire, impression renforcée par ses deux derniers films.

Il retrouve Burt Lancaster et Helmut Berger pour Violence et Passion (1974), l’histoire d’un professeur qui loge chez lui une femme et ses problèmes. Visconti présente une réflexion sur le vieillissement, la solitude et l'approche de la mort. Son dernier film, L' Innocent, porte sur la jalousie d’un homme poussée à l’extrême, jusqu’à la folie. Luchino Visconti meurt au printemps 1976, touché par une forme grave de thrombose, peu de temps après avoir visionné un premier montage de L' Innocent, dont il n'était pas satisfait. Le film est présenté au public dans cette version, mises à part quelques retouches apportées par sa collaboratrice Suso Cecchi d'Amico, fondées sur les indications laissées par le réalisateur lui-même au cours d'une discussion de travail. Visconti laisse derrière lui une œuvre d’une richesse incroyable, qui fait de l’homme une légende du cinéma.


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mercredi 30 mars 2022

PETITE NATURE

  LUNDI 21 MARS 2022 - 20H30

au Six N'étoiles

 PETITE NATURE de Samuel Theis


SYNOPSIS : Johnny a dix ans. Mais à son âge, il ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes. Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune mère. Cette année, il intègre la classe de Monsieur Adamski, un jeune titulaire qui croit en lui et avec lequel il pousse la porte d’un nouveau monde.




Petite nature est un film avec un espace frontalier où les acteurs non-professionnels peuvent circuler librement. C'est le cas d'Aliocha Reinert, interprète aussi jeune que prometteur. C'est un film incarné, lumineux et finement écrit. La pauvreté y apparaît dans sa vérité nue, sans misérabilisme. La contemplation amoureuse et le désir naissant y font l'objet d'un traitement inédit. Un récit d'émancipation poignant.


Samuel Theis


Né en 1978, Samuel Theis étudie l'art dramatique à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre puis il intègre l'atelier scénario de La Fémis avant de co-réaliser son premier film Party Girl avec Marie Amachoukeli et Claire Burger. Le film, à la frontière entre documentaire et fiction, ouvre la sélection Un certain regard à Cannes et obtient la Caméra d’Or. Il est aussi acteur et metteur en scène. Petite Nature, produit par Caroline Bonmarchand, est son deuxième long-métrage.

SOIREE COURTS METRAGES

  LUNDI 07 MARS 2022 - 20H

à la Villa Nuraghes

 COURTS METRAGES
primés aux Césars


Le César du meilleur court métrage est une récompense cinématographique française décernée par l'Académie des arts et techniques du cinéma de 1992 à 2021. 

Ce soir-là, projection de trois courts métrages.





L'HOMME SANS TETE

L'Homme sans tête est un court métrage franco-argentin réalisé par Juan Diego Solanas sorti en 2003. 

Le film décrit, comme son nom le suggère, la vie d'un homme sans tête qui se prépare à son rendez-vous galant.











LE CRI DU HOMARD

Le Cri du homard est un court métrage franco-belge réalisé par Nicolas Guiot, sorti en 2012. Il a remporté le César du meilleur court-métrage en 2013.

En France, le , une famille russe récemment immigrée de Moscou attend Boris qui revient de Tchétchénie où il a combattu dans l'armée russe. Natalia, sa sœur âgée de six ans, est impatiente de revoir son frère à qui elle avait confié Dacha, sa poupée, avant son départ pour la guerre. Après avoir tué quelques homards et festoyé une partie de la nuit, le lendemain, c'est la rentrée des classes pour la fillette et le premier jour de travail pour Boris. Mais ce même , la radio annonce une prise d'otages dans une école en Ossétie-du-Nord, à Beslan.






L'ACCORDEUR

L'Accordeur est un court métrage réalisé par Olivier Treiner, sorti en 2010. Ce court-métrage a remporté 55 prix dans 100 festivals. Et en février 2012, lors de la 37e cérémonie des César, il est récompensé par le César du meilleur court-métrage. Il a été diffusé pour la première fois à la télévision le 9 mars 2012 sur France 3.

Après un échec à un concours international, un jeune pianiste prodige se reconvertit en accordeur de piano prétendument aveugle (car les gens croient que les sens, particulièrement l'ouïe, d'un aveugle sont plus aiguisés). C'est une autre façon de jouer, un peu bizarre et qui, même s'il semble amusant de s'introduire presque innocemment dans l'intimité de personnes convaincues qu'on ne les voit pas, peut réserver des sensations extrêmes à qui la pratique. 




Pour ceux qui ont raté la projection, vous pouvez revoir les deux premiers films avec les liens dans les descriptions. 

Puis, pour ceux qui veulent, voici le lien où vous pouvez trouver d'autres courts-métrages : 

CINEMA LATINO

  SAMEDI 19 FEVRIER 2022

au Six N'étoiles

 SOIREE CINEMA LATINO
avec Cédric Lépine





    

LES SERIES TELEVISEES

 LUNDI 31 JANVIER 2022 - 20H

à la Villa Nuraghes

 LES SERIES TELEVISEES 
présentées par André Utrago



    Depuis le début des années 2000, portées par une nouvelle génération de fictions ambitieuses, aux intrigues et à la dramaturgie foisonnantes, les séries rencontrent un succès sans précédent, tant en audiences qu’en retours critiques. Chaque épisode d’une nouvelle série phare est attendu par des millions de spectateurs·rices.

    La série, pourtant, n’est pas une invention récente, mais une forme vieille de plus de soixante ans, qui puise ses origines encore plus loin dans le temps : dans le roman-feuilleton du XIXe siècle, les serials cinématographiques et les feuilletons radiophoniques.

    André Utrago nous a présenté l'histoire des séries télévisées à travers un panorama d'années en années. Puis nous avons projeté l'épisode pilote (épisode 1 de la saison 1) de la série policière The Shield.


The Shield


The Shield est une série policière américaine créée par Shawn Ryan et diffusée entre 2002 et 2008. En dépit de son manque de considération auprès du grand public, elle est considérée par de nombreux spécialistes comme l'une des plus grandes séries de tous les temps.


SYNOPSIS : Vic Mackey, inspecteur de police de Los Angeles dans le quartier fictif et malfamé de Farmington, est aussi le chef de la « Brigade de choc » ("Strike Team"), inspirée d'une véritable brigade antigang du LAPD (Los Angeles Police Department). Ses méthodes pour combattre le crime, peu conventionnelles (brutalité, corruption et meurtre) mais très efficaces, flirtent souvent avec celles utilisées par les criminels qu'ils poursuivent lui et son équipe.






mardi 25 janvier 2022

LUZZU

 LUNDI 17 JANVIER 2022 - 20H30

au Six N'étoiles

 LUZZU de Alex Camilleri



SYNOPSIS : De générations en générations la famille de Jesmark pêche à bord du Luzzu, bateau en bois traditionnel maltais. Mais Jesmark voit son avenir menacé par la raréfaction des récoltes et l’ascension d’une pêche industrielle impitoyable.


Jesmark Scicluna & Michela Farrugia


Le luzzu est une petite embarcation de pêche qui fait le fierté de son propriétaire. Jesmark Scicluna en possède un et c’est son gagne-pain qui lui a été légué par son père, qui l’avait lui-même reçu du sien. Un bateau transmis de génération en génération qui permettait d’aller pêcher et de vivre décemment pour un artisan. Tout cela appartient à l’histoire maintenant, la pêche industrielle est passée par là et les prises deviennent toujours plus maigres. L’Union européenne a alors édicté des règlements pour protéger la faune marine. Règlements qui ne sont pas respectés par ceux qui peuvent payer des fonctionnaires tatillons mais corrompus. Pour les petits, point de salut. Jesmark est de ceux-ci. Sa luzzu a besoin d’être réparée et, comme un malheur n’arrive jamais seul, son bébé a des problèmes de croissance. Une difficulté supplémentaire qui met à mal le couple que Jesmark forme avec Denise lorsque celle-ci va chercher de l’aide auprès de sa famille. La fierté du jeune homme en prend un coup.

Lorsqu’il parle de Luzzu, son premier film en tant que réalisateur, Alex Camilleri se réfère au néo-réalisme italien, au Visconti de La terra trema (La terre tremble, 1948). Comme pour les cinéastes italiens, il s’agit de donner la parole à ceux qu’on oublie trop souvent. Il est donc normal que ses personnages principaux soient incarnés par des acteurs non-professionnels et ce sont eux qui donnent cette puissance au récit car ils ne « jouent » pas. Jesmark Scicluna (c’est son vrai nom) impressionne ainsi par sa présence à l’écran, et il n’est pas le seul. L’île de Malte a pu servir de décors à de nombreuses réalisations hollywoodiennes. Cette fois-ci, c’est la Malte réelle que nous montre Camilleri dans une évocation émouvante et convaincante. Elle est belle, certes, mais c’est loin d’être un paradis pour Jesmark et ses compagnons.


Alex Camilleri


Originaire de Malte et vivant à New York (États-Unis), Alex Camilleri suit des études en Littérature et Réalisation documentaire au Vassar College, où il réalise son court métrage Still Here sélectionné à Cannes. Il travaille en tant que monteur sur différents projets cinématographiques. Son premier long métrage, Luzzu, est présenté en compétition au World Cinema Dramatic à Sundance en 2020, où Jesmark Scicluna reçoit le Prix d’Interprétation.

  MARDI 27 MAI 2025 20h00 au Six N'étoiles en partenariat avec Unis-cité   LITTLE JAFFNA de Lawrence Valin avec Lawrence Valin ...